Périmètres scolaires
Mardi 31 janvier 2012
Retrouvez l’intervention de Michèle PICARD lors du conseil municipal du 30 janvier dernier concernant les rapports N°4 et N°5, portant sur le pĂ©rimètre scolaire et les modifications de pĂ©rimètres pour les groupes scolaires Saint-ExupĂ©ry et Anatole France, du Centre et Gabriel PĂ©ri, avec la crĂ©ation d’un pĂ©rimètre commun.
La question du nombre d’élèves par classes, et du nombre de classes par groupes scolaires, fait l’objet d’une double réflexion de notre part.
La première, présentée dans ces deux délibérations, procède de mesures de réajustement équilibré entre les établissements. Certaines écoles perdent des classes, d’autres en gagnent : leur proximité géographique permet de redistribuer et moduler les effectifs, en créant un périmètre commun aux deux écoles Saint-Exupéry/Anatole France d’un côté, et Centre/Gabriel Péri de l’autre.Cette meilleure répartition des écoliers, en fonction des capacités d’accueil des établissements respectifs, s’appliquera à la rentrée 2012-2013. Ces nouveaux périmètres scolaires, liés à des situations bien particulières, tiendront compte du principe de non-séparation des fratries. Ne seront donc pas affectés les enfants ayant un frère, ou une sœur, déjà scolarisé dans l’un des groupes scolaires concernés.
Sans lister les rues concernées par la création d’un périmètre commun, je tiens à préciser que, dans le cas des écoles Saint-Exupéry/Anatole France, cette variation des effectifs est liée à la croissance démographique, et à des retours de familles qui échappent aux études prospectives.Ce sont des petites variations, plus difficiles à anticiper, qui ne sont pas le fruit du développement stricto sensu de la ville.
A cette occasion, nous allons dresser un inventaire des locaux disponibles dans les différents groupes scolaires, afin d’en connaître leur affection ou utilisation. Il s’agit de trouver le juste milieu entre une meilleure répartition des effectifs, et une exploitation raisonnée des surfaces disponibles, sans affecter les conditions d’accueil et d’apprentissage des écoliers, ni les conditions de travail des enseignants. Avec près de 80 000 postes supprimés depuis l’élection de Nicolas Sarkozy (rentrée 2012 incluse), le gouvernement a déjà fait assez de mal à l’Éducation nationale comme ça, pour que nous prenions en considération, nous, la qualité de l’apprentissage, et les moyens mis à disposition dans nos groupes scolaires.
Nous en parlions dans le cadre du débat d’orientations budgétaires 2012, si l’Etat continue ainsi, ce sont les capacités d’investissements des collectivités qui vont finir par être touchées. Une construction d’école, c’est environ 13 millions d’euros, à peu près une année de PPI. Le groupe scolaire Joliot-Curie et la maison de l’enfance, c’est 11,5 millions d’euros. Chacun est en mesure de comprendre ici que l’on ne peut pas, financièrement, doubler toutes nos écoles.
Notre deuxième temps de réflexion porte donc à moyen terme. Vous le savez, nous avons engagé une étude prospective avec le cabinet Orgeco, pour estimer les effectifs scolaires à l’horizon 2014-2015-2016, à Vénissieux. C’est une vision globale qui va nous être fournie, une vision plus large, intégrant tous les paramètres liés au développement de la ville, qui constituera le socle des décisions à prendre, et à venir.
Je sais Monsieur Iacovella sensible Ă l’école du Centre, je ne lui en fais pas critique par ailleurs, mais je tiens Ă lui confirmer que nous travaillons dĂ©jĂ sur plusieurs hypothèses, comme la crĂ©ation, Ă terme, d’un 2ème groupe scolaire dans le quartier du centre, ou Ă la possibilitĂ© de l’extension de l’établissement, sous sa forme actuelle.L’école publique est la pierre de base de notre sociĂ©tĂ©, lĂ oĂą tout se joue, et lĂ oĂą tout se joue si vite. Nous la dĂ©fendons depuis toujours Ă VĂ©nissieux, nous ne la dĂ©fendons pas que dans les discours, nous la dĂ©fendons dans les actes, dans notre budget. Pour l’annĂ©e 2011, la Direction du Patrimoine a dĂ©bloquĂ© 340 000 € dans les travaux de « rĂ©parations et sĂ©curitĂ© » des groupes scolaires, et 850 000 € dans les opĂ©rations de rĂ©habilitation, et travaux liĂ©s Ă la carte scolaire. L’investissement dans le matĂ©riel, l’informatique, le mobilier est lui aussi consĂ©quent, Ă hauteur de 100 000 euros, sans oublier notre volontĂ© de maintenir une Atsem par classe, en maternelles.
Je n’ai aucune crainte à ce sujet : notre ambition saura être à la hauteur des projets, des défis et des réponses qui nous attendent.
