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	<title>Blog Michèle Picard &#187; SONS ET IMAGES</title>
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	<description>Site de Michèle Picard, Maire de Vénissieux</description>
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		<title>Vœux associations et personnalités</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 14:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 23 janvier 2012 - Retrouvez l'intervention de Michèle PICARD lors de la présentation de ses vœux aux associations et aux personnalités, vendredi 20 janvier dernier. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le 23 janvier 2012</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/FQxRnPOcR5E" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Retrouvez l&#8217;intervention de Michèle PICARD lors de la présentation de ses<strong> vœux aux associations et aux personnalités</strong>, vendredi 20 janvier dernier.</p>
<blockquote><p>Quel regard portons-nous sur le monde extérieur qui nous entoure, et le monde intérieur qui nous habite, qui nous fait espérer ?  Je sais ici que nos regards communs convergent vers le même point : faire avancer Vénissieux, dans nos yeux, comme dans les yeux des autres. C’est cette nouvelle perception, ce moment-clé dans notre histoire commune, que je souhaitais saisir à travers le livre « Vénissieux, un autre regard ». Car dans l’image de notre essor, il y a l’implication de chacun de vous, que je veux saluer et remercier ce soir.</p>
<p>Cette implication a été éclatante, encourageante, et pleine de promesses à l’occasion du Grand Rendez-Vous 2011. Les habitants, les associations, les acteurs sociaux, économiques, tous nos partenaires institutionnels, par leur participation active, ont fait de ce rendez-vous une vitrine, une tribune, et un laboratoire passionnant de Vénissieux aujourd’hui, de Vénissieux demain. L’image véhiculée est celle d’une commune singulière, attachée à son histoire industrielle, et à ses racines populaires, mais ouverte à son environnement et à son agglomération.</p>
<p>Merci à toutes et à tous, aux citoyens, aux agents de nos services, aux parents et bénévoles, aux acteurs économiques, associatifs, politiques, d’avoir fait converger les regards sur Vénissieux, une ville en pleine mutation, dont le développement est salué, observé, et souvent cité en exemple. Il faut s’en féliciter, car depuis plus de trente ans, et malgré des crises économiques dévastatrices, chacun, avec son attachement et ses compétences, a apporté sa pierre à l’édifice pour rebâtir, méthodiquement, patiemment, un avenir à notre ville.</p>
<p><strong>Regard d’une citoyenneté recouvrée, regard d’une démocratie réinventée et d’une Europe à reconstruire. </strong>Après une année 2011 catastrophique sur tous les plans, un sursaut citoyen et une révolution civique s’imposent. C’est par la mobilisation des hommes, des femmes et des peuples d’Europe, que nous sortirons du gouffre dans lequel nous conduit le capitalisme financier.</p>
<p>L’histoire, le patrimoine, la civilisation et l’idéal européen, méritent mieux que cette mascarade actuelle. Il y a la crise sociale, terrible, j’en parlerai plus tard, mais ce que nourrit aujourd’hui l’arrogance des marchés, c’est une crise morale, et une crise du politique sans précédent. Outre le ressentiment et les replis nationalistes, elle véhicule un désarroi profond en chaque citoyen, abasourdi, désemparé, avec ce sentiment que tout lui échappe, qu’on ne lui accorde plus le droit d’intervenir sur le cours des choses.</p>
<div id="attachment_6329" class="wp-caption alignleft" style="width: 280px"><a href="../wp-content/uploads/2012/01/Voeuxasso20012012.pdf"><img class="size-medium wp-image-6329  " style="margin: 0px 10px; border: 0pt none;" title="voeux1" src="../wp-content/uploads/2012/01/voeux1-300x234.jpg" alt="" width="270" height="211" /></a><br />
<p class="wp-caption-text">Cliquez sur l&#39;image pour la version PDF </p></div>
<p>Cet état de dépossession, d’un monde sans boussole, laisse derrière lui des barils de poudre qui n’attendent plus qu’une étincelle. Car oui, à l’heure actuelle, la finance est en train de mettre au pas les Etats, les souverainetés nationales, et les politiques publiques. C’est l’Etat social et solidaire, que l’impérialisme économique met à genoux. Cet été, des centaines de milliards d’euros ont été engloutis, non pas pour sauver le peuple grec, mais pour sauver ceux qui détiennent la dette grecque.</p>
<p>Les chantres de la libre concurrence et du libéralisme, de Nicolas Sarkozy à Manuel Barroso, tremblent et rampent, au pied des agences de notation et du triple A. Standard &amp; Poor’s lève un sourcil, et les gouvernements s’affolent, sortent des plans d’austérité, que les peuples européens sont sommés de payer au prix fort. Les Etats capitulent, et continuent de donner des gages au monstre financier, en promettant de brader ce qu’il reste à brader. Adopter la règle d’or, c’est offrir les souverainetés nationales, et l’ensemble des politiques publiques, aux diktats des marchés.</p>
<p>Pour nos enfants, mais aussi pour une certaine idée de l’Europe, nous ne pouvons pas laisser faire ça. Nous récoltons là les fruits d’une construction de l’Union à sens unique, l’Europe des capitaux, l’Europe marchande, l’Europe des dividendes, l’Europe comme une vaste succursale, ouverte aux délocalisations, à la désindustrialisation, au travail à moindre coût. Dans ce mécano de bric et de broc, où sont passés la parole, et le droit d’intervention des peuples ? Les référendums français, hollandais, irlandais ont été bafoués, la consultation du peuple grec interdite !</p>
<p>L’Europe ne souffre pas d’un déficit démocratique, mais d’un déni de démocratie. Ce système est exsangue, il faut en changer en réaffirmant la primauté du politique sur l’économique, la primauté des souverainetés nationales sur le désordre mondialisé. Si la dégradation de la France doit agir comme un électrochoc, c’est bien dans la reprise en main de la finance ! De quel droit nous gouverne-t-elle ? Voilà la vraie question. Elle représente qui, si ce n’est ses propres intérêts ! Combien de temps encore laissera-t-on les marchés détruire le tissu économique, au lieu d’investir, et spéculer sur le dos des peuples ?</p>
<p><strong>Du regard de la citoyenneté, naissent les regards de la solidarité, de la laïcité, de la fidélité à notre pacte social. Ces regards entrent tous en résistance, entrent en résonance avec ce qui nous a été légué, avec ce que le Conseil National de la Résistance et les conquêtes sociales de notre histoire, nous ont donné. Une France de la solidarité, avec la sécurité sociale et le système des retraites par répartition, une France de l’équité et de l’égalité, avec une école et une santé publiques accessibles à tous.<a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2012/01/voeuxasso2012equipe.jpg"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-6348" style="margin: 10px;" title="voeuxasso2012equipe" src="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2012/01/voeuxasso2012equipe-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></strong></p>
<p>Une France du respect de la différence et du principe de laïcité, une France réhabilitée avec son histoire, et les valeurs universelles qu’elle a portées. En creux, vous avez là la France, abîmée par les politiques libérales menées depuis plus de dix ans, amplifiées sous le quinquennat Sarkozy. Je ne vais pas relister l’ensemble des lois et réformes, injustes et scélérates, votées depuis 5 ans, mais effectuer une piqûre de rappel, en cette année charnière : bouclier fiscal, exonérations patronales sans effet sur l’emploi, suppression de près de 150 000 postes dans la fonction publique, affaiblissant gravement l’école, les hôpitaux, la justice, la recherche publique.</p>
<p>Vous ajoutez le report, de l’âge légal du départ à la retraite, à 62 ans, la suppression de la taxe professionnelle, le démantèlement et la privatisation rampante de la sécurité sociale, et vous avez fait le tour de 5 années de politiques de castes, pour quelques-uns, et de casse générale, pour tous les autres. Comment s’étonner que le tissu social se déchire sous nos yeux ? Dans nos villes, nos quartiers, dans nos familles, la pauvreté s’étend et se généralise. En France, selon l’INSEE, près de 8,2 millions d’hommes et de femmes, vivent avec moins de 954 euros par mois, dont 50% d’entre eux, avec moins de 773 euros mensuels. Il y a le chômage bien évidemment, au plus haut depuis 1999, et qui a augmenté de 5,6% en un an ! Chômage des jeunes, chômage de longue durée, chômage des femmes qui progresse plus fortement, sans oublier les taux dramatiques des 15-25 ans, atteints dans les Zones Urbaines Sensibles.</p>
<p>Ma plus vive préoccupation, c’est que cette pauvreté devient multiforme et endémique. La relation « absence de travail-pauvreté » est dépassée depuis longtemps. Il y a ainsi près de 3 millions d’actifs pauvres ; un salarié sur quatre gagne moins de 750 euros par mois ; 20% des étudiants sont considérés comme pauvres ; un million de retraités vit dans des conditions indignes. Les digues cèdent, craquent, explosent. Au quotidien, bon nombre de concitoyens ne vivent plus, mais survivent, en renonçant à se chauffer, à s’alimenter correctement, à se soigner. Ils renoncent aux droits les plus universels, ceux, justement, qui nous ont été légués.</p>
<p>La question qui est devant nous, en cette année cruciale, est simple : veut-on renforcer et reconstruire un état social, un état solidaire, un état redistributif et souverain, ou veut-on assister à son démantèlement et à sa disparition annoncée, sous la loi du marché ? L’argent doit redevenir un moyen, pas une finalité, au service de l’éducation, de la recherche, de la réindustrialisation et de l’innovation de nos entreprises, des PME et PMI, formidables viviers d’emplois et de richesses.</p>
<p>Il n’y aura pas de sursis, après 2012, pour le modèle social que nous défendons. Soit, ensemble, on le recompose et on le réinvente, soit il explose sous nos yeux, avec des conséquences dramatiques pour chacun de nous, et pour les prochaines générations. Le sursaut civique, il se joue là, et il se joue maintenant. Car les gages à la finance continuent de se multiplier. Car la TVA sociale, en plus des deux plans d’austérité du gouvernement, et d’un troisième, à n’en pas douter, après les élections, va pénaliser les plus modestes, amputer le pouvoir d’achat, et fragiliser le financement de la protection sociale.</p>
<p>Car aucun de ces dispositifs ne permettra de sortir de la crise en relançant la croissance, la consommation et l’emploi. Au contraire, c’est la récession que l’on va renforcer, et un gouffre social que l’on va creuser. Regard de proximité, regard de la première citoyenneté, de l’engagement et de la curiosité sur ce qui nous entoure en premier lieu : Vénissieux, notre ville, notre bien à tous. La croire hermétique au climat de la crise financière qui nous entoure, c’est faire fausse route. Car la spéculation agit aussi sur les communes, comme en témoignent les difficultés des collectivités à obtenir des prêts, auprès des banques  qui elles augmentent leurs marges et commissions.</p>
<p>Car les plans d’austérité du gouvernement, frappent fort les finances locales : suppression de la taxe professionnelle ; gel des dotations et baisse des subventions ; un budget national qui nous supprime 200 millions d’euros. Certains députés UMP envisagent même de faire baisser les dotations aux collectivités, de 10 milliards d’euros sur 5 ans ! Sans oublier la réforme technique, dite de péréquation, qui, en l’état, risque de coûter cher aux communes les plus pauvres. Il nous faut donc, là aussi, desserrer l’étau, et continuer d’avancer en maintenant des services publics de proximité de qualité, en continuant d’investir dans le patrimoine existant et les projets d’avenir, en réaffirmant que le noyau dur de la politique c’est l’homme, le vivre ensemble, la solidarité et le partage.</p>
<p><strong>C’est ce que j’appelle le trait d’union vénissian, cette force, dont ont fait preuve toutes les générations, pour sortir des crises économiques et sociales jalonnant notre histoire. Avancer est le maître mot, car l’élan de Vénissieux de ces dernières années, porte en lui énergie et espoir. Nous bâtissons une ville à taille humaine, une taille humaine qui apporte des réponses aux préoccupations, et attentes de ses habitants, sans les déposséder de leur ville, sans les déposséder de cette identité vénissiane.</strong></p>
<p>Une taille humaine qui tient à ses espaces verts, ses parcs, ses jardins et son label Trois fleurs, sans lesquels Vénissieux respirerait moins bien. L’élaboration de l’Agenda 21 avec les Vénissians, pérennise un peu plus cette ambition environnementale. Qui, il y a trente ans, aurait ainsi fait le pari d’une ville embellie, attractive, bien intégrée à son agglomération ? Ils n’étaient pas nombreux à y croire, mais ils n’ont pas baissé les bras, et c’est cette volonté qui porte aujourd’hui ses fruits.</p>
<p>Les signes ne trompent pas : notre ville gagne des habitants. Le recensement INSEE fait état, sur la base 2009, de 59100 habitants, que l’on peut raisonnablement estimer, aujourd’hui en 2012, à environ 61 000. De nouveaux arrivants, de nouvelles familles, mais aussi d’anciens Vénissians, s’installent ou reviennent s’installer sur notre territoire, symbole d’une dynamique durable. Les signes ne trompent pas non plus, sur l’intérêt des promoteurs et bailleurs, toujours plus nombreux à se porter candidats, dans les grands chantiers urbains que nous avons lancés. Après les opérations réussies de l’îlot du Cerisier, et de l’avenue d’Oschatz, Vénissy est déjà un succès.</p>
<p>Pour l’îlot A par exemple, sur les 16 logements en accession sociale, 50% des acquéreurs sont des Vénissians, et parmi ces 50%, 63% sont issus du plateau. 369 logements neufs livrés en 2011, 564 en 2010 : malgré un contexte économique défavorable, nous affichons des chiffres remarquables. Ce qui nous conforte dans notre politique de logement social, mais aussi dans notre volonté, d’offrir une diversité de parcours résidentiels aux habitants.</p>
<p>Renforcer les liens et liaisons entre les quartiers, autour d’axes structurants, donner naissance à des ensembles homogènes, avec des logements, des services publics, du tertiaire, des commerces : c’est cette réflexion transversale que nous menons, dans le cadre du développement global du cœur de ville, en renforçant les connexions avec les quartiers limitrophes, avec la gare multimodale. Elle prévaut également autour de l’axe Bonnevay, dont l’ambition n’est pas uniquement commerciale, mais bien de faire naître un quartier à part entière, de la ZAC Parilly à l’entrée de Saint-Fons.</p>
<p>Des perspectives fortes se dessinent, mais il y a une échéance plus proche de nous, que je tiens à adresser tout particulièrement aux Vénissians. Symbole de l’attention que nous portons aux équipements publics, nous poserons la première pierre du nouveau CNI, fin 2012, début 2013 lieu de vie de tant de générations, lieu d’une émotion vive et d’une colère légitime, après le sinistre d’origine criminelle que nous avons tous gardé en mémoire.   <strong>Je le dis souvent : l’urbain sans l’humain ne fait pas une ville. Nous ne sommes plus là dans la projection, mais dans le domaine du combat politique.</strong></p>
<p>Vivre dans une ville qui a maintenu une ATSEM par classe en maternelle, qui a maintenu le 1% artistique, qui œuvre pour l’accès aux connaissances, à la culture pour tous, c’est vivre dans une ville qui n’a pas capitulé sur des principes de base : éducation, accompagnements périscolaires, contrat enfance jeunesse, santé. Si Vénissieux a changé, bougé, elle n’a pas transigé au sujet de ses priorités. Dans le courant de l’année 2012, nous allons poser la première pierre du groupe scolaire et Maison de l’Enfance Joliot Curie, ainsi que celle du nouveau Lycée Jacques Brel.</p>
<p>En 1966, Vénissieux était la première ville en France à créer un service municipal de l’enfance. La continuité du combat politique, elle est là, entre ces deux dates, au cours desquelles le fil ne s’est jamais rompu. Concéder, c’est déjà trop céder à l’air du temps : croyez-vous que la lutte, pour le maintien d’une industrie innovante, soit une lutte sans lendemain ? Le combat que nous menons, âpre, difficile, aux côtés des ouvriers, des salariés, de Veninov et d’ailleurs, c’est un combat d’avenir, pour maintenir les productions, les savoir-faire, et l’emploi sur notre territoire, pour les transmettre aux jeunes générations.</p>
<p>Le temps politique et le temps d’une ville, sont des temps longs. Sans faire preuve d’angélisme, ni de triomphalisme, nous avons pris très vite à bras le corps, ce sujet du droit à la tranquillité, et nous enregistrons des résultats encourageants. L’insécurité et la délinquance diminuent dans notre ville, quand elles augmentent dans d’autres communes de l’agglomération. Il nous reste beaucoup d’efforts à fournir, mais cette continuité dont je parle, permet de faire avancer notre ville sur le bon chemin.</p>
<p>On aimerait aussi, car il faut bien parler des sujets qui fâchent, que chacun en la matière, assume ses compétences. Sur des questions centrales, comme le droit au logement, la lutte contre la pauvreté, les squats ou l’errance des roms dans notre agglomération, c’est à l’Etat d’apporter des réponses dignes, et à la hauteur des enjeux. En la matière, il y a des procédures judiciaires et des lois, auxquelles les maires ne peuvent déroger, ni se substituer. Nous gérons l’urgence, les mains dans le cambouis, pour éviter de potentielles tragédies, mais la résolution de ces difficultés n’est pas de notre ressort.</p>
<p>Si l’Etat fuit ses responsabilités, il crée de facto ces situations inhumaines, indécentes, qui peuvent devenir dramatiques à tout instant, où chacun se renvoie la balle, sans avancer d’un centimètre sur la question. Le plan grand froid, dans lequel s’est investie Vénissieux, montre que des synergies de moyens Etat-Collectivités, peuvent apporter des réponses rapides et dignes, à condition que chacun remplisse son rôle.</p>
<p><strong><a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2012/01/Voeuxasso2012public.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6350" style="margin: 5px;" title="Voeuxasso2012public" src="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2012/01/Voeuxasso2012public-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Jamais le regard que nous portons sur nous-mêmes, sur notre ville, sur notre proche entourage, ne peut avoir autant d’implications dans le regard que nous portons, sur le monde extérieur, sur la France et la place de l’Europe dans le monde. Entre les deux, il n’y a qu’une passerelle : l’engagement.</strong></p>
<p>2012 est l’année ou jamais, pour se réapproprier l’espace politique et public, celui des débats de société.</p>
<p>2012 est l’année ou jamais, pour se réapproprier un espace économique, parti à la dérive.</p>
<p>2012 est l’année ou jamais, pour inverser les rapports de force, et réaffirmer la primauté de l’humain au cœur de l’Etat, de l’éducation à la santé, de la justice à la recherche, de l’emploi à la formation.</p>
<p>Je nous souhaite à toutes et à tous, une bonne année 2012, et je nous souhaite de rester sourds à la pensée unique, à la fatalité et à la résignation ambiantes. Écoutons nos désirs, mobilisons nos forces, pour faire de cette année 2012, une année charnière, une année de profonde rénovation, une année de révolution civique. « On ne peut comprendre la vie qu’en regardant en arrière, on ne peut la vivre qu’en regardant en avant », disait Kierkegaard.</p>
<p>Posons donc un regard fier et engagé, sur des lendemains à réinventer.</p>
<p>Je vous remercie.</p></blockquote>
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		<title>Voeux 2012 en vidéo</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 15:46:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 6 janvier - Découvrez les vœux 2012 de Michèle Picard en vidéo]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>
<a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2012/01/Voeux-20121.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-6197" style="margin: 10px;" title="Voeux 2012" src="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2012/01/Voeux-20121-300x186.jpg" alt="" width="180" height="112" /></a>Le 6 janvier</p>
<p>Découvrez les vœux 2012 de Michèle Picard en vidéo</p></blockquote>
<p><iframe width="640" height="360" src="http://www.youtube.com/embed/m7uuFpP1qVo?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Grand rendez-Vous : le bilan</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 10:15:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 7 octobre - Débat "Jeune mais aussi citoyen", Reconnaissances vénissianes, spectacle de clôture et bilan du Grand Rendez-Vous par Michèle Picard.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><a href="../wp-content/uploads/2011/09/tamponGRDV2011.jpg"><img class="size-full wp-image-5328 alignleft" style="margin: 10px;" title="tamponGRDV2011" src="../wp-content/uploads/2011/09/tamponGRDV2011.jpg" alt="" width="164" height="133" /></a>Le 7 octobre</p>
<p>Cette dernière journée de ce Grand Rendez-Vous 2011 a débuté sur le débat &laquo;&nbsp;Jeune mais aussi citoyen&nbsp;&raquo;, avec celles et ceux qui vivront notre ville à l&#8217;horizon 2030. Agir à tous les âges, et le plus tôt possible, voilà comment il nous  faut redonner le goût, l’envie, le désir de démocratie. Il y a mille et  une manières d’œuvrer pour l’intérêt général, à partir du moment où l’on  comprend que nos droits riment aussi avec nos devoirs. Notre collectivité a besoin de sa jeunesse , de ses idées, de ses projets, de son énergie, la démocratie  aussi.</p>
<p>La matinée s&#8217;est poursuivie avec les Reconnaissances vénissianes, une mise à l&#8217;honneur de celles et ceux qui contribuent, souvent avec  discrétion et humilité, à l’essor et à la valorisation de notre commune.  Celles et ceux qui naissent, vivent, travaillent, créent, accompagnent  dans notre ville. Celles et ceux qui construisent, cimentent le vivre  ensemble, diffusent hors les murs les richesses et les potentialités de  Vénissieux. Avec eux, un autre regard se pose sur Vénissieux. Un regard sur les  citoyennetés, les possibles, les résistances, les résonances et les  solidarités qui bâtissent au quotidien, à nos côtés, dans leur domaine  de compétences et avec leurs propres responsabilités, notre Vénissieux  d’aujourd’hui et de demain.</p>
<p>Enfin un spectacle tout public &laquo;&nbsp;Cirque en cascade&nbsp;&raquo; par la compagnie Via-Les Nouveaux Nez a clôturé ce Grand Rendez-Vous 2011.</p></blockquote>
<p>Retrouvez le journal vidéo de ces rencontres, ces moments d’échanges, de réflexion et de débats,<strong> ainsi que le bilan du Grand Rendez-Vous 2011 par Michèle Picard.</strong><br />
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		<title>Vénissieux, une ville qui compte</title>
		<link>http://www.michele-picard.com/venissieux-une-ville-qui-compte-5719/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 14:39:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 3 octobre - Droit à l'énergie, Nuit blanche à l'occasion des 10 ans de la Médiathèque Lucie-Aubrac - Vénissieux, une ville solidaire pour une vie digne - Inauguration de la chaufferie bois de l’école Georges-Lévy - Vénissieux, une ville qui compte]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/09/Villequicpte.jpg"><img class="size-medium wp-image-5437 alignleft" style="margin: 10px;" title="Villequicpte" src="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/09/Villequicpte-144x300.jpg" alt="" width="144" height="300" /></a></p>
<blockquote><p>Le 3 octobre</p>
<p>Jeudi 29 septembre 2011, la question du droit à l’énergie  était au centre d’une conférence lors de cette seconde journée du Grand Rendez-Vous 2011. Question sociale, politique, un choix qui relève aussi de la citoyenneté et de la proximité. Consommer autrement, en se souciant de son environnement et des futures générations, en finir en somme avec les années gloutons, alors que les ¾ de la planète vivent dans le besoin, c’est un objectif qui ne doit effrayer personne. Au contraire, il doit tous nous rallier.</p>
<p>L’anniversaire des dix ans de la Médiathèque Lucie-Aubrac, en plein cœur aussi du Grand Rendez-Vous, montre l’attachement de Vénissieux à la culture populaire, au libre accès au savoir, aux loisirs, et à la pluralité d’expression et de création des Vénissians. A l’heure du capitalisme financier, ce sujet est un véritable cheval de bataille, un cheval de Troie, au milieu de la société de consommation et des dividendes des grandes multinationales.</p>
<p>Vendredi 30 septembre, <strong>Julien Lauprêtre</strong>, président du Secours populaire, et <strong>Christophe Deltombe</strong>, président d’Emmaüs France ont participé à la table ronde « une ville solidaire pour une vie digne ». La réponse à la grande pauvreté sera une réponse collective, ou ne sera pas. Elle sera aussi de nature citoyenne, dans nos gestes de tous les jours, dans notre capacité à être à l’écoute de notre voisin, à porter notre attention à une personne qui souffre, ou qui a besoin d’une aide passagère.</p>
<p>Plus tard dans la matinée, l’inauguration de la chaufferie bois de l’école Georges-Lévy marque une nouvelle étape vers une réduction de notre dépendance au fioul. Intervenir sur notre propre patrimoine, pour rechercher et mettre en place des solutions alternatives aux énergies fossiles, dont les prix flambent depuis des années.</p>
<p>« Comment construire un projet pour une ville dans un contexte financier et organisationnel qui tend à réduire ses marges de manœuvres, Vénissieux une ville qui résiste » Pour conclure cette troisième journée, les forces politiques et sociales, les forces vives de la ville ont pu débattre en vue d’établir un pacte local rénové et combatif.</p></blockquote>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/jnCu25bNX80?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
Retrouvez le journal vidéo de ces rencontres, ces moments d’échanges, de réflexion et de débats.</p>
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		<title>Vénissieux 2030, aujourd&#8217;hui et demain</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 22:43:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[14e CIRCONSCRIPTION]]></category>
		<category><![CDATA[LE KIOSQUE]]></category>
		<category><![CDATA[MORCEAUX CHOISIS]]></category>
		<category><![CDATA[SONS ET IMAGES]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 1er octobre - Lancer l'Agenda 21, construire la ville aujourd'hui et demain,  conforter l'entreprise au cœur de la cité, inaugurer les serres municipales en vidéo]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/09/Venissieux2030.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5395" style="margin: 10px;" title="Venissieux2030" src="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/09/Venissieux2030-142x300.jpg" alt="" width="142" height="300" /></a>Le 1er octobre</p>
<p>Socle de propositions et  d’actions qui prend la suite de Vénissieux 2015, l’Agenda 21 a été présenté mercredi 28 septembre en fin d’après-midi. L’Agenda 21 est un carnet de route, qui  porte aussi bien sur la qualité de vie que sur la maîtrise des  déplacements, sur les énergies renouvelables que sur l’emploi  industriel, sur la gestion des déchets que sur la place des espaces  verts dans la ville.Ce Grand Rendez-Vous 2011 a été l’occasion de penser la ville  dans toutes ses dimensions. Les enjeux du développement urbain, les  projets qui nous animent autour de l’axe Bonnevay, du coeur de Ville  jusqu’à la gare et aux quartiers Max-Barel et Charréard, ont fait l’objet  d’un débat « Construisons la ville aujourd&#8217;hui et demain » en soirée. Une manière aussi de rêver l’avenir de Vénissieux et  la portée de nos interventions à l’aune des chantiers à venir. Ils  donnent une impulsion, mais n’apportent pas toutes les solutions. Le  respect de l’environnement, l’accès aux soins et à l’éducation, la place  de la culture, le rôle et la présence des entreprises dans nos villes  pour renforcer l’emploi de proximité, les métiers et les formations  d’avenir : c’est cet ensemble de leviers qu’il faut actionner en même  temps.  Le lendemain, les acteurs économiques se sont donc retrouvés autour d&#8217;un petit déjeuner débat pour aborder l&#8217;entreprise au cœur de la cité. Enfin,  nous avons inauguré les nouvelles serres municipales.</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/OJxezMd-EgA?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Retrouvez le journal vidéo de ces rencontres, ces moments d&#8217;échanges, de réflexion et de débats.</p></blockquote>
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		<title>Vénissieux, un autre regard</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 14:44:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[14e CIRCONSCRIPTION]]></category>
		<category><![CDATA[LE KIOSQUE]]></category>
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		<description><![CDATA[Lancement du Grand-Rendez-Vous et présentation du livre carnet de voyage "Vénissieux, un autre regard"]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/vBoabzCWqM0?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Le 29 septembre 2011</p>
<p style="text-align: justify;">Mercredi 28 septembre à 11 heures, Michèle Picard et l&#8217;équipe municipale lançaient  le Grand Rendez-Vous qui se déroule sur la ville du 28 septembre au 1er octobre 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">Retrouvez ci-après l&#8217;intervention de Michèle Picard à cette occasion. <a href="../wp-content/uploads/2011/09/LancementDiscoursMP1.pdf">LancementDiscoursMP</a></p>
<p><a href="../wp-content/uploads/2011/09/Livre_Venissieux_couvblog.jpg"><img class="size-full wp-image-5502    alignleft" style="margin: 10px;" title="Livre_Venissieux_couvblog" src="../wp-content/uploads/2011/09/Livre_Venissieux_couvblog.jpg" alt="" width="263" height="162" /></a></p>
<blockquote><p>A cette occasion, Michèle Picard, aux côtés des trois artistes à qui  elle a confié sa réalisation, présentait le livre carnet de voyage <strong>&laquo;&nbsp;Vénissieux, un autre regard&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour clore cette inauguration officielle, et avant d’entamer une semaine de travail bien remplie, je tenais à vous présenter « Vénissieux, un autre regard », nouveau livre sur notre commune, qui s’inscrit dans la lignée des deux précédentes publications « Vénissieux, du village à la cité industrielle », sorti en 1983, et « Vénissieux la rebelle », édité en 1997.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce livre-regard, ce livre-miroir, est le point de rencontre et de convergence de trois sensibilités, de trois artistes, qui aiment, qui sentent, qui vibrent au rythme de notre ville : les photos et l’œil de Jean Miaille, les mots et la poésie de notre écrivain, Thierry Renard, les croquis et le trait aérien d’Olivier Fischer. Trois artistes engagés aussi, aux prises avec le réel, en prise direct avec notre époque, avec notre siècle. Trois artistes que je remercie sincèrement d’avoir su comprendre et réaliser ce que j’avais en tête.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>« Vénissieux, un autre regard » est édité à La passe du vent, maison d’édition auprès de laquelle on peut acheter et se procurer l’ouvrage.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>L’idée de départ, à laquelle je tenais particulièrement, était celle d’un carnet de voyage, comme si l’on découvrait pour la première fois Vénissieux. Un carnet de voyage, c’est un carnet d’instants, de sensations, de désirs, de curiosités. Dans la forme, je souhaitais que se croisent sur ces pages, la liberté d’un Titouan Lamazou, et l’empreinte sur la matière d’un Ernest Pignon-Ernest, deux esprits vagabonds, dont les regards artistiques m’ont toujours stimulé. Qu’il y ait en somme la chose vue, la chose lue, la chose esquissée, et que ces trois modes d’expression fusionnent au contact d’une seule et même ville : Vénissieux en 2011.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>En prenant le temps de noter, de photographier, et de saisir le bruissement d’une ville, on la redécouvre sous un autre angle, avec un autre regard, délesté des habitudes et des empressements, qui masquent la nature des choses. Prendre le temps de se poser, de croiser des visages, prendre le temps d’explorer les rues, quartiers, sculptures, bâtiments de Vénissieux, pour nous interpeller, pour nous surprendre, pour se reconnaître aussi, dans ces lieux que nous habitons tous ensemble. Lire entre les lignes, s’immiscer entre les espaces, « Vénissieux, un autre regard » mesure aussi le chemin parcouru par notre ville.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Vénissieux a changé, s’est embellie, s’est transformée, sans perdre son âme, sans renier son passé. Les activités industrielles sont toujours là, nos racines populaires également. Il y a tous ces espaces publics et de services publics, ces espaces verts et ces espaces urbains, qui donnent une dimension humaine à notre ville. On a là, sous les yeux, le résultat des politiques volontaristes, solidaires, menées par les équipes municipales précédentes, qu’il nous faut poursuivre avec la même abnégation.<br />
On a là, sous les yeux, la volonté des habitants de résister à l’ordre établi, de ne jamais abdiquer face à l’adversité, de ne jamais céder à la fatalité qui voudrait que les quartiers populaires restent, et demeurent, à l’état de jachère. Et je m’adresse aussi à l’ensemble de nos partenaires, quel chemin parcouru par notre ville depuis plus de 30 ans ! Du Moulin-à-Vent au plateau des Minguettes, de l’institut Bioforce à la Médiathèque, de la ligne verte du Tramway à l’école de Musique, du centre-ville jusqu’à la gare de Vénissieux : ce n’est pas un quartier en particulier qui a su relever la tête, mais bien l’ensemble de notre ville.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le développement, et je crois que ce livre le révèle dans une dimension « grand format », est transversal, il touche tous les secteurs, de l’urbanisme aux équipements publics de grande qualité, du logement à l’amélioration du cadre de vie. Le point commun à toutes ces photos, à tous ces visages, ce qui circule à travers l’ouvrage, de page en page, c’est le sens de l’intérêt général, c’est la volonté d’œuvrer, de moderniser, et d’offrir à la population vénissiane les moyens de son épanouissement. Une vision collective, un horizon collectif, et une ambition collective : « Vénissieux, un autre regard » parle aussi de ça, et l’illustre de manière éclatante. Bien sûr, il nous reste beaucoup de chantiers à ouvrir, beaucoup d’efforts à accomplir, pour que notre commune aille toujours de l’avant, pour qu’elle refuse, comme elle l’a toujours fait tout au long de son histoire, la résignation et le découragement.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>2011 est une étape, mais je voulais que l’on puisse la regarder sereinement, que chacun puisse apprécier les efforts accomplis, avec le temps et le recul nécessaires.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Vénissieux, un autre regard » n’est pas qu’un assemblage d’images, c’est une mosaïque de plans, de couleurs, de mots et d’esquisses, qui brisent les préjugés, les réputations toutes faites, les amalgames et les raccourcis. Et si Vénissieux justement, avait réussi à franchir l’obstacle le plus difficile en soi, celui de sa propre image. Ce livre-regard nous montre en tout cas que son horizon s’est très nettement éclairci.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je vous remercie et vous souhaite une bonne lecture.</em></p>
</blockquote>
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		<title>Grand Rendez-Vous de la Ville 2011</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 12:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[14e CIRCONSCRIPTION]]></category>
		<category><![CDATA[LE KIOSQUE]]></category>
		<category><![CDATA[MORCEAUX CHOISIS]]></category>
		<category><![CDATA[SONS ET IMAGES]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 16 septembre 2011 - L’horizon 2030 de Vénissieux se dessine aujourd’hui. A la lumière du bilan de réalisation à mi-mandat, la majorité municipale souhaite, avec tous les Vénissians, se projeter dans les quinze ans à venir. Le Grand Rendez-Vous de la Ville sera ce point d’étape, confortant à la fois le projet commun, les réalisations en cours et valorisant les choix sociaux, urbains pour le développement futur de la ville.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/vlff3Rq5ljQ?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<blockquote>
<h2><span style="color: #ff6600;">[ Grand Rendez-Vous de la Ville</span></h2>
<h2><span style="color: #ff6600;">du 28 septembre au 1er octobre 2011 ]</span></h2>
<div id="attachment_5313" class="wp-caption alignright" style="width: 218px"><a href="../wp-content/uploads/2011/09/GRDV2011.jpg"><img class="size-medium wp-image-5313" style="margin: 10px;" title="GRDV2011" src="../wp-content/uploads/2011/09/GRDV2011-208x300.jpg" alt="" width="208" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Lancement du Grand Rendez-Vous  Présentation du livre carnet de voyage &quot;Vénissieux, un autre regard&quot;  Mercredi 28 septembre 2011 à 11h00  Salle Irène Joliot Curie, Vénissieux</p></div>
<p>L’horizon 2030 de Vénissieux se dessine aujourd’hui. A la lumière du bilan de réalisation à mi-mandat, la majorité municipale souhaite, avec tous les Vénissians, se projeter dans les quinze ans à venir. Le Grand Rendez-Vous de la Ville sera ce point d’étape, confortant à la fois le projet commun, les réalisations en cours et valorisant les choix sociaux, urbains pour le développement futur de la ville.</p>
<p>Du 28 septembre au 1er octobre, des moments d’information, de débats, de rencontres, des expositions seront au programme de ce temps fort de la vie et de la démocratie locale, salle Irène Joliot-Curie, mais aussi dans d’autres équipements de la ville. Des animations ouvertes à tous, des balades urbaines et artistiques, des portes ouvertes, des évènements ponctueront ces 4 jours</p>
<p>Les thèmes et le travail développés dans les trois grandes commissions [ le conseil citoyen de développement humain durable, la commission de la lutte contre la grande pauvreté-pour une vie digne et le conseil de développement industriel de Lyon Sud-Est ] trouveront naturellement leur place. Industrie, logement, zones d’activités, santé, emploi, services publics, mais aussi énergie, solidarité et action sociale, éducation et culture.</p>
<p>Ce Grand Rendez-Vous sera aussi l’occasion de parler et de débattre, des grands projets urbains qui nous animent, autour du cœur de ville et de son extension, de l’axe Bonnevay, la reconstruction de Vénissy, les zones d’activités et bien d’autres encore. Avec le Grand Lyon, la Région Rhône-Alpes et le Conseil Général, nous entendons conforter la place et le rôle de la 3ème ville du département, valoriser ce territoire à fort potentiel, véritable porte d’entrée au Sud-est de l’agglomération urbaine.</p>
<p>Avec l’ensemble de nos partenaires, Vénissians, acteurs économiques, entreprises et salariés, services publics, conseils de quartiers, associations, forces syndicales et politiques, presse et médias, toutes celles et tous ceux qui font la ville au quotidien, je vous donne Rendez-Vous au présent pour l’avenir de Vénissieux. Débattons, proposons, innovons, confrontons nos idées et nos visions durant ces 4 jours. Dessinons une ville que nos enfants aimeront vivre et partager. Lançons Vénissieux sur les rails de l’horizon 2030.</p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/09/GRDVLancement2.jpg"><img class="size-medium wp-image-5315 alignleft" style="margin: 10px;" title="GRDVLancement" src="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/09/GRDVLancement2-145x300.jpg" alt="" width="116" height="240" /></a>Michèle Picard,</p>
<p style="text-align: right;">Maire de Vénissieux</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Rentrée 2011</title>
		<link>http://www.michele-picard.com/rentree-2011-5276/</link>
		<comments>http://www.michele-picard.com/rentree-2011-5276/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 07:42:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[14e CIRCONSCRIPTION]]></category>
		<category><![CDATA[LE KIOSQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[SONS ET IMAGES]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 14 septembre - Michèle Picard tenait sa conférence de rentrée le jeudi 8 septembre dernier. Ci-après son intervention à cette occasion.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 septembre</p>
<p style="text-align: justify;">Michèle Picard tenait sa conférence de rentrée le jeudi 8 septembre dernier. Ci-après son intervention à cette occasion. <span style="color: #666699;"><strong>Elle évoque la rentrée sociale et politique et fait le point sur l&#8217;évènement majeur de l&#8217;actualité vénissiane, le Grand Rendez-Vous de la Ville qui se déroulera du 28 septembre au 1er octobre prochains.</strong></span></p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/cM324BpfMXI?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<blockquote><p>Je vous remercie d’être venus à cette conférence de presse de rentrée.</p>
<p>C’est l’occasion de revenir sur l’actualité de cet été, de parler de Vénissieux et du temps fort qui nous attend : le Grand Rendez-Vous 2011, du 28 septembre au samedi 1<sup>er</sup> octobre, auquel, bien sûr, la presse et les médias sont conviés.</p>
<p>Pour être directe, je qualifierais l’actualité internationale et nationale « d’été de la honte », et « d’été du renoncement ». La honte, c’est ce que je ressens à l’égard d’un système économique, qui laisse des millions de femmes, d’enfants, d’hommes mourir de faim en Afrique. 12 millions de personnes sont menacées de famine, dans ce qu’on appelle la corne de l’Afrique. La sécheresse n’explique pas tout, contrairement à ce que l’on veut nous laisser croire. La spéculation autour des denrées alimentaires a fait doubler le prix du riz en douze mois. Le maïs a augmenté de 63 %, affamant les populations en Somalie, au Kenya, au Soudan, en Ethiopie. Un drame à l’échelle planétaire, face auquel la communauté internationale se mure dans l’indifférence. Doté d’un budget initial de 6 milliards de dollars, le programme alimentaire mondial a vu son enveloppe budgétaire réduite à 2,8 milliards, car les pays riches ne cessent de diminuer leurs contributions.</p>
<p>J’ai choisi de commencer par ce cri de colère car, en miroir à cette tragédie et détresse humaines, a répondu une nouvelle fois le cynisme du capitalisme financier. 162 milliards d’euros ont été levés, pour venir à la rescousse des banques détentrices de la dette grecque. Arrogance de l’argent fou, qui sert à maintenir en place la bulle financière et la spéculation, alors que dans le même temps, des enfants meurent de faim en Afrique. Démence des gouvernements et des Etats qui mutilent les finances publiques, et se placent sous le joug des agences de notation. Les leçons de la crise de 2008 n’ont pas été tirées. Le capitalisme financier est resté bien en place, et ce sont les mêmes responsables, les mêmes argentiers, qui plongent, trois ans après, les peuples et les classes populaires dans des difficultés insurmontables.</p>
<p>Eté du renoncement également, car c’est le politique qui est le jouet et la proie de l’économique. Tant que ce rapport de domination perdurera, tant que la souveraineté nationale sera bafouée et bâillonnée par la loi du marché, tant que nous n’inverserons pas ce rapport de forces, alors nous irons droit dans le mur, droit à la catastrophe. Alignement, renoncement, j’ai presque envie de dire capitulation : à travers la crise de la dette, c’est l’Etat régalien que l’on démantèle, que l’on neutralise ! Ce que l’on appelle La Règle d’or, que Nicolas Sarkozy veut inscrire dans la constitution, c’est se lier pieds et poings à la gouvernance économique, qui veut avoir les coudées franches pour liquider les emplois, les savoir-faire, les industries et les résistances des politiques publiques. Il joue sur ce levier afin de passer pour un bon gestionnaire, responsable de l’équilibre budgétaire. Mais qui a contribué à creuser les déficits publics de la France en l’espace de quatre ans, si ce n’est le trio Sarkozy-UMP-Medef.</p>
<p>Toute la fiscalité, sommet ahurissant d’injustices et d’arrogance, a été orientée en faveur des plus riches : bouclier fiscal, suppression de la taxe professionnelle, exonérations de cotisations sociales, qui pèsent au bas mot plus de 170 milliards d’euros ! 20 milliards d’euros de cadeaux aux ménages les plus favorisés, 30 milliards d’euros pour les seules niches fiscales, voilà comment le déficit public est passé de 3,2% du PIB à 7,1% depuis 2007 ! Au bout de cette logique folle, il y a l’austérité généralisée pour les classes populaires, et la droite sarkozyste qui continue la gabegie des finances publiques. A qui présente-t-il la facture ? Au peuple, avec une hausse des mutuelles, augmentation des frais de rentrée, des prix alimentaires, des carburants, des loyers…</p>
<p>La fumisterie de la fiscalité de Nicolas Sarkozy ne trompera personne : sa taxe sur les très hauts revenus, qui devrait modestement rapporter 200 à 300 millions d’euros, est à comparer aux 2 milliards d’euros de baisses d’impôts pour les très grosses fortunes liées à la réforme de l’ISF. Pendant ce temps-là, les plus modestes, les jeunes, les salariés, les ouvriers, les familles, trinquent, étouffent, basculent au mieux dans la précarité, au pire dans la pauvreté. Dans sa dernière étude, l’INSEE a montré que la pauvreté avait gagné du terrain en 2009. Plus de 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, dont près de 4 millions avec 773 euros mensuels seulement. A-t-on idée de la vie de ces hommes, femmes, enfants, qui doivent atteindre la fin du mois avec 770 euros en poche ! Ce sont les plus pauvres qui ont été frappés le plus durement par la crise économique, mais les difficultés s’étendent aussi à une partie des classes moyennes. En 2009, le pouvoir d’achat des personnes les plus en difficulté a baissé de 1,1%. Le taux de pauvreté des retraités a atteint les 10% en 2009. La pauvreté explose, galope, elle ronge notre société, et elle touche de plus en plus de travailleurs. Avoir un emploi ne garantit plus une vie digne. 10,1% des actifs de plus de 18 ans sont pauvres, et ce chiffre augmente d’année en année.</p>
<p>Cette société-là est devenue le réceptacle de toutes les injustices, jusqu’à déformer le rapport au travail, synonyme d’exploitation, d’esclavagisme des temps modernes. La crise morale que nous traversons, résulte aussi dans cette addition d’excès, indécents, révoltants, en un mot, vulgaires. La transition entre la situation internationale, nationale, et l’impact sur le tissu local, elle est sous nos yeux, et elle s’appelle Veninov. Le combat que nous menons, c’est un combat pour la dignité des salariés, pour le respect de l’emploi et du savoir-faire, pour la défense des activités et de l’industrie en France. C’est aussi une lutte pour notre histoire, notre identité et notre patrimoine vénissians. Comment une entreprise historique, viable et leader européen reconnu, peut-elle être saignée à ce point, par les requins de la finance ? On ne peut pas tolérer de telles pratiques, pratiques d’un capitalisme mortifère et de patrons voyous. Veninov a été vendue, puis rachetée, puis revendue. Des fonds de pension interviennent en sous-main, dans le montage financier : voilà les mécanismes souterrains du libéralisme à l’œuvre, entre sabotage, spoliation, liquidation, destruction. J’appelle ça du vandalisme économique, ni plus ni moins. 90 salariés vivent dans l’angoisse du présent, dans l’incertitude du lendemain.</p>
<p>Avec le comité de soutien que nous avons créé, fort de 900 signatures, avec les salariés, les syndicats, les forces progressistes et les Vénissians, nous avons mobilisé les pouvoirs publics, le préfet et les ministères, pour que Veninov vive. Lâcher ce combat-là, c’est lâcher un fleuron de notre commune, et c’est lâcher bien plus encore que le sort d’une entreprise. C’est démissionner face à un système économique qui ravage tout sur son passage, et notre ville a déjà payé un lourd tribut en la matière, avec la fermeture de Saint-Jean Industries. Les luttes perdues sont celles que l’on ne mène pas. Le mois de septembre, avec une table ronde en préfecture et d’autres initiatives programmées, sera un mois clé pour les salariés et l’activité du site (je vous rappelle la conférence de presse programmée demain matin à 11 heures, sur le site de l’entreprise).</p>
<p>Ne baissons pas les bras, ne lâchons rien, car cette entreprise a, j’en suis convaincue, un avenir devant elle. Le concert de soutien, il y a à peine une semaine, montre que la mobilisation continue, que la résignation ne gagne pas les rangs, qu’il faut se battre, encore plus nombreux, pour sauver Veninov. L’enjeu en vaut la chandelle, si je puis me permettre, car il dépasse le cadre local. A travers Veninov, nous luttons pour le respect des salariés, des savoir-faire et de la production nationale. Nous luttons pour l’application du code du travail, les investissements dans l’outil de production, la recherche et l’industrie. Nous demandons une harmonisation des législations et des fiscalités, pour lutter contre les délocalisations, et sanctionner ceux qui se livrent au monopoly financier, au mépris des hommes, du droit et des outils de production. Ce combat d’aujourd’hui est aussi un combat pour l’avenir, pour l’emploi et la formation des jeunes générations, pour la place de l’appareil de production dans notre pays.</p>
<p>Résister au présent, penser, esquisser, imaginer Vénissieux à l’horizon 2030. C’est l’autre très forte actualité de cette rentrée de notre ville, à savoir le Grand Rendez-Vous 2011, du 28 septembre au 1er octobre. C’est à la fois un point d’ancrage à mi-mandat sur ce qui a été fait, et un point de projection tourné vers l’avenir de notre ville : son futur développement, ses perspectives, ses lignes de forces, ses faiblesses qu’il nous faudra combattre. J’invite bien évidemment les habitants, les forces vives, citoyennes, le tissu économique, la presse et les médias, à suivre cet événement de première importance. Venez échanger, venez débattre, venez proposer et imaginer la ville qui est la vôtre, et qui sera celle de vos enfants. Vénissieux appartient aux Vénissians, et son horizon dépend de ce que, ensemble, nous voulons en faire.</p>
<p>C’est plus qu’un rendez-vous, c’est une promesse, promesse de bâtir une ville toujours plus solidaire, plus harmonieuse, plus juste, plus belle aussi. En préambule à une programmation très riche, vous allez le voir, je tenais à illustrer le parcours de Vénissieux à travers un nouveau livre, publié à l’occasion du Grand Rendez-Vous. Un livre-panorama pour regarder notre ville, ses quartiers, ses visages, son mouvement, sous un autre angle. En ouvrant cet ouvrage, je crois que nous entrons dans ce qu’est Vénissieux en 2011, et nous parcourons ce que les précédentes équipes municipales et les habitants ont réalisé ensemble: une ville populaire, énergique, qui a avancé, en refusant toute forme de fatalité. Une ville de caractère, sortie de l’ornière, tournée vers son avenir. Pour préparer ce Grand Rendez-Vous, nous avons profité du travail mené par les trois commissions que nous avons créées, en début de mandat : la commission de lutte contre la grande pauvreté pour une vie digne ; le conseil citoyen de développement humain durable ; le conseil de développement industriel de Lyon Sud-Est.   – (l’actualité récente rend nos orientations plus que pertinentes).</p>
<p>J’insiste sur ce point, car il serait faux de réduire le Grand Rendez-Vous 2011, à la seule dimension urbaine de Vénissieux à l’horizon 2030. C’est un enjeu important bien sûr, qui fera l’objet d’une présentation détaillée, dès le premier jour du Grand-Rendez Vous, mais il n’est pas le seul. Une ville ne se résume pas à une addition de grues et de chantiers. Une ville, c’est aussi une question de citoyenneté et d’écocitoyenneté, c’est la question du vivre ensemble, et des résistances communes que nous pouvons mettre en place face à l’ordre, ou plutôt face au désordre économique actuel. Une ville, c’est aussi la question de la création, de la place de la culture, des transmissions des savoirs, et de l’épanouissement de sa jeunesse. Une ville, c’est la question des énergies, des modes de consommation et de déplacement. Il faut les repenser, les partager, les optimiser, aussi bien dans notre approche sociale et collective, que dans nos comportements individuels. Une ville, c’est enfin la place des entreprises, des métiers et des formations d’avenir. C’est cet ensemble hétérogène qui doit avancer en phase et en concertation. L’ambition de ce Grand Rendez-Vous est de couvrir plusieurs champs d’exploration en même temps.</p>
<p>Outre la présentation du livre, la première journée sera aussi consacrée au lancement de l’agenda 21, feuille de route et d’actions, pour vivre dans une ville toujours plus humaine, toujours plus respectueuse, et sensible à son environnement. Deuxième temps fort : le développement de Vénissieux, au cours duquel les grands projets d’urbanisation (Axe Bonnevay, Cœur de Ville, Plateau des Minguettes), seront abordés de façon transversale et globale. La place de l’entreprise dans la cité, le développement de l’emploi local, les métiers et les formations d’avenir dans le secteur de l’automobile, feront l’objet de conférences et de débats, le jeudi 29 septembre.</p>
<p>Alors que près de 4 millions de foyers en France souffrent de précarité énergétique, je crois nécessaire d’ouvrir un vaste débat sur l’accès et le droit à l’énergie, dans sa dimension sociale, pas seulement environnementale. C’est ce que nous ferons avec les spécialistes et intervenants sur le sujet. La pauvreté mute et augmente, elle touche de nouvelles couches sociales, frappe les femmes, les jeunes, mais aussi bon nombre de retraités. Elle est le fruit et la conséquence directe des politiques libérales, menées depuis plus de trente ans. Elle est le résultat de ces trois décennies de cynisme, d’individualisme et d’égoïsme. Comment lutter contre ce fléau, quelles solutions politiques innovantes apporter, pour contrer le retour du déterminisme social ? Comment répondre au plus près des gens, à une urgence et détresse sociale exponentielle ? Une ville solidaire pour une vie digne, c’est le thème de la table ronde du vendredi 30 septembre, qui sera suivie dans la journée, par un atelier santé.</p>
<p>Il s’agit pour l’ensemble des forces progressistes, citoyennes et syndicales, de fédérer les énergies, de résister, mais aussi d’explorer de nouvelles pistes, pour défendre le pacte républicain, relancer la démocratie de proximité, et réaffirmer le rôle central de la commune. Cette question est de notre ressort, et elle fera l’objet d’un débat, où les forces de gauche doivent incarner et porter toujours plus haut, les aspirations et demandes des Vénissians. Comment aider les jeunes, comment les accompagner vers plus de citoyenneté, plus d’engagements et d’implications. Les 15-25 ans ne sont pas que des vecteurs de consommation, ils veulent ouvrir des portes, trouver des points d’ancrage, s’investir dans une société plus juste qu’aujourd’hui en 2011. Ils ont des droits, ils ont des devoirs, ils ont aussi une place que la collectivité doit leur procurer.</p>
<p>Toutes ces lignes de forces relèvent aussi de la ville de demain, une ville où le vivre ensemble, la solidarité et la justice sociale, dessinent de nouvelles perspectives, impulsent un nouvel élan. Voilà les grands axes autour desquels nous allons donc travailler en étroite collaboration, avec l’ensemble de nos partenaires : Département, Région, Grand Lyon, Sytral, l’Agence d’Urbanisme, la CCI, les entreprises…</p>
<p>Je voudrais remercier également, tous les intervenants qui ont répondu présent à notre Grand Rendez-vous, comme Julien Lauprêtre, président du Secours Populaire, Christophe Deltombe, président d’Emmaüs France, ou encore Philippe Grillot, président de la CCI de Lyon. Ces quatre jours de travail et d’échanges seront ponctués par les inaugurations de la chaufferie bois Georges Levy, des serres municipales, et par les dix ans de la Médiathèque Lucie-Aubrac suivie d’une soirée de concerts et de spectacles.</p>
<p>Enfin en conclusion, auront lieu les Reconnaissances Vénissianes, mise à l’honneur de celles et ceux qui contribuent, souvent avec discrétion et humilité, à l’essor et à la valorisation de notre commune. Je vous donne donc rendez-vous à la fin du mois à Vénissieux, dans une ville en mouvement et en actions.</p>
<p>Je vous remercie</p></blockquote>
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		<title>Conférence &#8211; Débat &#171;&#160;Les Minguettes 1981 &#8211; 2011&#8243;</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 10:31:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE KIOSQUE]]></category>
		<category><![CDATA[MORCEAUX CHOISIS]]></category>
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		<description><![CDATA[Cliquez sur l'image pour visionner la vidéo]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 8 juillet 2011</p>
<p><iframe title="YouTube video player" width="560" height="350px" src="http://www.youtube.com/embed/57WvAs_-ujU?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<blockquote><p>Dans la longue histoire de notre ville, il y a eu un avant et un après 1981. La première grave crise des banlieues intervient à Vénissieux, mais aussi à Vaulx-en-Velin et Villeurbanne, une secousse que la France découvre avec stupéfaction au cours de l’été 81.<br />
Sur le plateau des Minguettes, deux histoires se croisent, celle des grands ensembles urbains et celle de la première crise économique grave du début des années 70. Entre les années 50 et 1975, la population de Vénissieux a quasiment quadruplé, passant de 20 000 à 75 000 habitants.</p>
<p>On construit vite, en nombre, mais à l’époque, il faut aussi s’en souvenir, de nombreuses familles populaires accèdent pour la première fois de leur vie, à des logements spacieux, à un confort inconnu jusqu’alors.<br />
Pour se nettoyer, se chauffer, pour cuisiner, tout passe à l’ère de la modernité, à un bien-être matériel que les ménages découvrent et apprécient. C’était aussi ça, les Minguettes des années 60.</p>
<p>Cette histoire-là va croiser le premier choc économique grave depuis les trente glorieuses : le choc pétrolier de 1973 laisse derrière lui des bombes à retardement.<br />
Le chômage devient structurel, l’inflation s’envole, l’industrie vacille à l’image de R-VI, l’un des premiers employeurs de la Ville, qui supprime 5000 emplois en 1978.<br />
La société française bascule dans la crise, les grands ensembles urbains aussi. Les classes moyennes, qui ont accès à la propriété privée, quittent les Minguettes pour les communes environnantes. De plus en plus de logements demeurent vacants, les populations d’origine étrangère s’y entassent, sur fond de détresse sociale : crise de l’emploi, manque de formation, sentiment d’abandon, d’exclusion et de discrimination.</p>
<p>Entre 1975 et 1982, le plateau des Minguettes a perdu 30% de sa population, et sur les 9100 logements de l’époque, plus de 2200 sont alors vacants. La fracture territoriale et la ghettoïsation, aggravées par l’absence de l’Etat, sont en marche. La jeunesse se sent exclue, discriminée, sans avenir ni perspective. A l’été 81, l’explosion est brutale.<br />
Sous l’impulsion de Marcel Houël, puis d’André Gerin, la municipalité de Vénissieux a compris qu’il se jouait, dans ces grands ensembles, bien plus que l’avenir urbain d’une ville, il s’y jouait la solidité du pacte républicain, tout simplement ! Elle a compris qu’il fallait compenser très vite les absences des politiques nationales.<br />
Premier temps, celui de la réponse et de l’urgence : ouvrir le dialogue avec la population, interpeller les pouvoirs publics.</p>
<p>Deuxième temps, celui la rénovation urbaine, mais pas uniquement urbaine : il faut désenclaver les territoires (socialement, économiquement, culturellement) ; réintroduire la force des droits régaliens de l’Etat et des services publics ; ne jamais minorer, ni cacher sous le tapis, les sujets qui fâchent, mais les prendre de face, sans les instrumentaliser, à l’instar de la sécurité publique.<br />
Je le dis aujourd’hui : tout ce travail, pugnace, volontaire et de très longue haleine, a payé.<br />
En 30 ans, les Minguettes ont connu une mutation et une rénovation incroyables, citées en exemple, une métamorphose qui sert de référence à d’autres villes, lesquelles allaient être confrontées aux même difficultés au tournant des années 90-95.<br />
L’été 81 a été à la fois un révélateur, brutal mais quelque part salutaire, et un laboratoire de la Politique de la Ville. Le chantier, énorme, a démarré chez nous plus tôt et plus vite que dans d’autres agglomérations, et nous avons profité d’une coopération fertile entre l’Etat, les collectivités et la Ville de Vénissieux.</p>
<p>Au terme de ce processus, ce qui a changé, c’est le regard que nous portons sur les Minguettes, c’est d’avoir fait voler en éclats les préjugés, les peurs, les idées toutes faites.<br />
Je vais vous donner deux exemples concrets : d’anciens Vénissians reviennent habiter sur le plateau, et les journalistes que nous recevons nous font tous part de leur étonnement : ils s’attendaient à visiter une cité-dortoir, ils découvrent une ville et des quartiers redynamisés, aérés, vivants, dont l’attractivité immobilière ne se dément pas.<br />
Des difficultés persistent, j’y reviendrai, mais il n’y a pas à Vénissieux des poches de non-droit, et nous habitons une ville qui a su garder ses racines populaires, industrielles, solidaires, tout en se projetant dans l’avenir.<br />
Le développement de Vénissieux et des Minguettes ne s’est pas fait au détriment de ses habitants, je crois cette idée capitale, dans la mesure où nous avons toujours tenu à maintenir et à protéger les familles populaires, et non pas à les déplacer, toujours plus loin des cœurs de ville, des cœurs des loisirs, des cœurs des activités commerciales et économiques.<br />
Juillet 1981-juillet 2011 : en 30 ans les Minguettes ont connu une révolution et une métamorphose incontestables, spectaculaires. La ligne T4, l’Ecole de musique, le Cinéma Gérard Philipe, l’Îlot du Cerisier, les 37 Maisons de ville de la Darnaise, le Centre Académique Michel Delay, le plan de sauvegarde des Grandes terres, Bioforce et l’Hôpital des Portes du Sud, l’îlot Bourdarias, les ZFU, le gymnase Colette Besson…</p>
<p>A l’échelle du temps d’une ville, c’est une mutation accélérée, vertigineuse, aux ramifications multiples, qui a défilé sous nos yeux, et c’est le sentiment d’un élan et d’une vitalité renforcés, qui nous font déjà regarder plus loin : l’opération Vénissy, la ZAC Armstrong, le Corallin, l’éco-parc du Couloud.<br />
Ce qui a prévalu, lors des mutations réalisées, prévaut déjà pour celles à venir. La mutation d’un quartier ne peut être réduite à la seule mutation urbaine, même si l’habitat du Plateau, passé des grands ensembles des années 60-70 à une taille plus humaine, est un atout supplémentaire.</p>
<p>L’idée que je veux creuser ici, c’est que le logement social et l’urbanisme ne font pas tout, que la mixité sociale ne sera pas renforcée, si tout cet ensemble n’est pas inséré dans un maillage toujours aussi dense de services publics, et de services publics de proximité.<br />
Une ville, c’est un ensemble, et la remettre en route, c’est appuyer sur tous les leviers en même temps, dans tous les quartiers en même temps.</p>
<p>Voilà pourquoi nous avons tenu à implanter des équipements publics socio-éducatifs, culturels, sportifs de très grande qualité, car c’est le vivre-ensemble qui y circule, et c’est le vivre-ensemble qui en sort renforcé. Nous les avons implantés là où personne ne pensait les voir un jour : sur le plateau des Minguettes !</p>
<p>Voilà pourquoi, à travers une attractivité immobilière retrouvée, nous tenons à privilégier la diversité des parcours résidentiels des Vénissians, de façon à rendre plus homogène et plus ouvert, l’ensemble des quartiers de notre commune.<br />
Les quartiers populaires ont le droit à un meilleur cadre de vie. Les quartiers populaires ont le droit à la culture et aux loisirs.<br />
L’école de musique et le cinéma Gérard Philipe, bien ancrés sur le plateau, ouvrent à ce titre deux horizons : les Minguettes profitent bien évidemment de ces équipements de pointe, mais ces établissements drainent également des habitants d’autres communes, ce qui modifie la perception de Vénissieux à travers des cercles plus élargis, à l’échelle de l’agglomération lyonnaise.<br />
Là encore, tout ce qui brise les préjugés et les cloisonnements agit dans le bon sens, pour des territoires que l’Etat a laissés en jachère, pendant de bien trop longues décennies.<br />
Les quartiers populaires ont aussi le droit à la sécurité publique, à la santé publique, à des écoles publiques, le droit aussi au beau et à l’esthétique, comme la Médiathèque de Dominique Perrault, phare d’un axe structurant entre le plateau et le centre-ville.</p>
<p>Le travail accompli a été colossal, celui qui est devant nous l’est tout autant. Les crédits ANRU pour les opérations du Grand Projet de Ville de Vénissieux ont été engagés à plus de 90%, et 69 opérations sur 70 sont terminées ou en phase de réalisation.<br />
Nous avons livré 564 logements neufs en 2010, et allons signer à la rentrée l’avenant expérimental au CUCS 2011-2014, donnant la priorité à l’éducation, l’emploi et la sécurité.<br />
Malgré tous ces efforts, des problèmes de fond demeurent sur le Plateau des Minguettes, comme dans de nombreux quartiers sur l’ensemble du territoire national.</p>
<p>Le rapport 2010 de l’observatoire national des zones urbaines sensibles est très clair sur ce point : dans les 751 quartiers retenus dans le cadre du programme de rénovation urbaine 2006-2010, le chômage, l’échec scolaire et la délinquance ont continué d’augmenter.<br />
D’autres données sont tout simplement affolantes : dans certaines ZUS en France, nous ne sommes pas loin de compter un jeune sur deux au chômage !</p>
<p>En 2007, soit 1 an avant la crise économique, 27,10 % de la population de Vénissieux vivait sous le seuil de pauvreté, soit le double de la moyenne nationale. La commune compte plus de 20% de chômeurs. Le taux de bas revenus pour les Vénissians atteignait 35 % en 2009 contre 17 % pour le département. Les quartiers populaires sont les premières victimes des crises économiques, qui provoquent des dégâts considérables.<br />
Le nerf de la guerre, c’est, entre autres, l’emploi, et l’emploi local notamment. Nous incitons et agissons pour qu’il se développe, comme le prouvent le site de Bourdarias, et le prochain éco-parc du Couloud.</p>
<p>Mais la lame de fond du capitalisme financier, et les politiques nationales de désindustrialisation de la France, font de nos bassins d’emplois des terres sinistrées, des terres brûlées.<br />
Entre Saint-Jean-Industries, Véninov, Bosch, Vénissieux paye un lourd tribut au jeu de monopoly financier, auquel se livrent les grands groupes industriels et apprentis sorciers de la délocalisation.</p>
<p>J’ajouterai qu’à cette crise du capitalisme, s’est greffée une crise morale profonde, avec une perte de repères, de valeurs, et des taux d’abstention très inquiétants. Un bulletin de vote, c’est aussi un moyen d’exprimer sa colère et sa volonté de changement, de faire bouger les choses, et la vie de son quartier.<br />
Le danger actuel est de croire que les politiques de la ville peuvent se substituer aux missions régaliennes de l’Etat.</p>
<p>Le sommet de la pyramide, c’est le droit commun, c’est la primauté de l’Éducation nationale, de l’accès à la santé, à la formation pour tous, c’est l’application du pacte républicain, laïque, du droit à vivre en sécurité sur chaque centimètre que compte notre territoire.<br />
Que les choses soient claires : aucun CUCS ne sera en mesure de récupérer les milliers de suppressions de postes d’enseignants, ou encore les 800 journées non remplacées que les établissements scolaires de Vénissieux ont subies, depuis septembre 2010.<br />
N’inversons pas les priorités : il faut une cohérence entre les politiques gouvernementales, nationales, et les politiques de la Ville.<br />
Aux Minguettes, nous avons réussi à inverser la tendance, à faire de l’été 81 la rampe de lancement d’une rénovation urbaine réussie.</p>
<p>Avec nos Equipements Polyvalents Jeunes, nous cherchons à associer les 12-17 ans, à leur proposer des activités, à les impliquer dans la vie de leur quartier, dans la vie de leur cité, dans leur apprentissage de la citoyenneté.<br />
Nous avons donc repensé notre ville dans toutes ses composantes : modes de transport, diversité des logements, accès aux loisirs, à la culture, aux activités sportives, aux écoles, à la petite-enfance, aux temps périscolaires… Il a fallu beaucoup de volonté, beaucoup de travail et de concertation avec tous nos partenaires, de l’Etat au Grand Lyon, en passant par la Région, le Département et le milieu économique. Il a fallu près de 30 ans pour offrir aux Minguettes une véritable renaissance, une deuxième vie.<br />
Nous devons continuer à faire preuve d’audace, d’imagination, de modernité, de courage aussi, car c’est dans les quartiers populaires que se joue en priorité l’avenir de notre République.</p>
<p><a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/07/Discours-MP-Minguettes-1981-2011.pdf">Discours MP Minguettes 1981- 2011</a></p>
<p><a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/07/LIVRET_MINGUETTES.pdf">LIVRET_MINGUETTES</a></p>
<p><a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/07/minguettes.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5068" title="minguettes" src="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/07/minguettes-300x170.jpg" alt="" width="300" height="170" /></a></p></blockquote>
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		<title>Francisque Pachès, engagé dans les Brigades Internationales</title>
		<link>http://www.michele-picard.com/francisque-paches-engage-dans-les-brigades-internationales-4989/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Jul 2011 08:19:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 4 juillet 2011 - Retrouvez l'intervention de Michèle Picard lors de la mise à l’honneur de Francisque PACHES,engagé dans les Brigades Internationales, vendredi 1er juillet 2011.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 4 juillet 2011</p>
<p><iframe width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/a3s5zj5zOlQ?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><em>Retrouvez l&#8217;intervention de Michèle Picard lors de la mise à l’honneur de Francisque Pachès, engagé dans les Brigades Internationales, vendredi 1<sup>er</sup> juillet 2011.</em><strong><br />
</strong></p>
<blockquote><p>Si loin que l’on aille, c’est toujours sur soi que l’on retombe. Tout voyageur sait cela. Au bout de toutes les terres parcourues, c’est en fait un même pays que Francisque Pachès a habité : le pays de la générosité, jusqu’à s’effacer derrière la douleur des autres, et le pays de la liberté, au gré des Républiques à défendre. Les idéaux, après lesquels on court, sont sans frontières, voilà pourquoi la vie de Francisque est une vie de départs et de retours, certains choisis, d’autres subis, une vie en mouvement.</p>
<p>Dire que la première des terres de Francisque est espagnole, ce serait aller un peu vite en besogne, mais ce ne serait pas non plus mentir. N’oublions pas Bourges, dans le Cher, et un 25 novembre 1917, lieu et date de sa naissance, d’un père ébéniste et d’une mère femme au foyer.</p>
<p>Peu de temps après, la famille vient s’installer à Lyon sur les pentes de la Croix Rousse, « la colline qui travaille ». A l’âge de 20 ans, on ne résiste pas à ses propres convictions, heureusement d’ailleurs, on les prend sous son bras et on s’engage. C’est l’heure pour Francisque de la terre d’Espagne, que sa mère devenue veuve avait retrouvée. Une terre d’Espagne qui est une terre de compagnonnage, une terre de fratrie Républicaine : les Brigades Internationales dans lesquelles Francisque s’engage volontairement.</p>
<div id="attachment_4990" class="wp-caption alignright" style="width: 240px"><a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/07/Portrait-Pachés.jpg"><img class="size-medium wp-image-4990 " style="margin: 10px;" title="Portrait Pachés" src="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/07/Portrait-Pachés-230x300.jpg" alt="" width="230" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Francisque Pachès</p></div>
<p>Les années de sa jeunesse sont des années de formation : formation à la peur, à la violence des combats, formation à la résistance et à la loyauté, formation à la dureté de la vie, quand l’histoire avec un grand H vous envoie sans prévenir sur un champ de bataille. François Ruiz, Albert Canova, les Frères Amadéo, Emile Cracco, Aimé Turrel, André Castelhano, Joseph Balaguer, et bien sûr Francisque Pachès, voilà les brigadistes de Vénissieux, partis aux côtés des Républicains, pour lutter contres les nationalistes de Franco, soutenus par les forces de l’Axe et le Reich Hitlérien. Dans les combats du Jarama, de Guadalajara, de Brunete, de Belchite, de Teruel, du front d&#8217;Aragon et de l&#8217;Èbre, il s’est joué là bien plus qu’une guerre civile, il s’est joué là, le cours du 20<sup>ème</sup> siècle, et la tragédie qui allait emporter l’Europe et le Monde, aux confins de la barbarie.</p>
<p>Engagé au bataillon « André Marty », en qualité de commissaire politique, Francisque connaît l’âpreté des combats, et le miracle de la vie qui ne tient qu’à un fil ou à un acte. Celui, par exemple, qui fait que Francisque interdit de tirer sur un homme dont la tête émerge à peine du fleuve, et que l’on distingue mal sous le feu des balles et des batailles qui font rage. Cet homme, c’est le lieutenant François Ruiz, de l’état-major de la 14<sup>ème</sup> brigade, qui est devenu par la suite le gardien de la Maison du Peuple de Vénissieux.</p>
<p>Dans ce combat pour la liberté, Francisque devient en quelque sorte celui qu’il est déjà : fidèle aux amis des Brigades dans lesquelles il se fond avec modestie, humilité et courage. C’est cette même loyauté aux hommes qu’il a côtoyés, qui lui fera dire Non aux injonctions de Rol Tanguy de changer de brigade, à la fin de la guerre d’Espagne. Bien des années après, lors d’une commémoration de la libération de Vénissieux, il lui avouera être resté auprès des siens, et avoir transgressé les ordres.</p>
<p>Francisque était un homme droit, gentil et chaleureux, un homme qui n’aimait pas la lumière par trop étincelante, des reconnaissances et des vanités. Peut-être faut-il voir là, dans cet art de vivre la discrétion, son refus à la proposition de Charles Hernu, de recevoir la légion d’honneur. Les honneurs particuliers, c’est pour les autres, son honneur à lui, aura toujours été de défendre les autres, de les défendre collectivement, sans strass ni paillettes. Comme tout homme de caractère, « il valait mieux être son ami que son ennemi », comme l’a si bien dit Guy Fischer.</p>
<p>Il a certainement dû être plus sensible à la reconnaissance partagée de la qualité d&#8217;anciens combattants, accordée en 1996 par Jacques Chirac, aux survivants français des Brigades internationales, à la demande des députés communistes. Parmi eux figurent trois fils de brigadistes : José Fort, Jean-Claude Lefort, et François Asensi, ici présent, que je remercie d’être venu nous rejoindre à Vénissieux.</p>
<p>Terre d’Espagne, puis Terre d’Allemagne. 1936-1939. C’est la même Histoire qui est en cours, les mêmes discours de haine, de rejet et d’intolérance, proférés par le pire régime de notre histoire : le 3<sup>ème</sup> Reich. Une Espagne, à feu et à sang, puis maintenant, la France et le Vieux Continent. Cette France, sûre d’elle, sûre de son armée, qui tombe comme un fruit mûr dans le chaos épouvantable du Régime de Vichy.</p>
<p>Incorporé en novembre 39, à la compagnie divisionnaire antichars, cité à l’ordre du régiment, pour avoir exécuté, avec un courage héroïque toutes les missions confiées, sous le bombardement violent du 15 <a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/07/STF_6436.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-4998" style="margin: 10px;" title="STF_6436" src="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/07/STF_6436-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>juin 40 à Juvisy, Francisque sera fait prisonnier en région parisienne. Il sera ensuite transféré en Allemagne et en Pologne, dans différents stalags. Dans les conditions terribles de détention et de déportation, dans un environnement hostile, c’est toujours le même principe qui l’anime, qui le fait tenir debout : l’égalité des individus, dans le dénuement comme dans les périodes plus souriantes.</p>
<p>Ecoutez ces mots et cette lettre de Francisque, alors prisonnier de guerre, à Antoine Lambert, son beau-frère, qui vient de lui envoyer un colis de vivres. Je le cite : <em>« En ancien combattant et prisonnier, je pourrais fort bien me passer de toutes ces bonnes choses, aussi je vous prierais de ne pas m’envoyer des aliments qui pourraient vous manquer à vous tous, et je ne voudrais pas que mes petites nièces en souffrent ! ».</em> Cinq années terribles, dont il mettra un terme en s’évadant en avril 45, lors de son transfert vers Berlin.</p>
<p>Vénissieux enfin, et la paix surtout, Vénissieux, terre d’asile et terre civile. C’est là que Francisque commence une vie professionnelle chez Berliet, où il rencontre son âme sœur, Simone, avec laquelle il se marie, et avec laquelle il aurait fêté leurs 61 ans de mariage le 5 août prochain.<a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/07/STF_6447.jpg"><img class="size-medium wp-image-4991 alignleft" style="margin: 10px;" title="STF_6447" src="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/07/STF_6447-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p>Ils s’installent ensuite à la Cité d’urgence, puis avenue du Stade, et enfin boulevard Ambroise Croizat. Ce dernier logement était un havre de paix, surnommé La Suisse, c’est-à-dire un territoire neutre, où la tendresse et la complicité régnaient sur les soucis du quotidien. Trois enfants sont nés, Jean-Marc, Sylvie et Elisabeth. Pour eux, Vénissieux n’a bientôt plus de secret, la Maison du Peuple était devenue leur deuxième maison, la famille de Luther Sanchez, une extension de la camaraderie vénissiane.</p>
<p>Mais l’engagement et le combat permanent contre les inégalités et les injustices sociales, ça ne vous lâche pas comme ça, qu’on ait 20 ans en Espagne ou 40 à Vénissieux. Chez Berliet, tout d’abord, où ses activités de secrétaire général des sections Berliet CGT lui valent un brutal licenciement.</p>
<p>Sa vie professionnelle se poursuivra chez Vallourec, puis Valexy, avec l’ami de toujours Luther. Peut-être parce qu’il a été l’ami d’Ambroise Croizat, ce ministre du travail auquel on doit tant (la sécurité sociale dont on fête cette année les 65 ans), peut-être parce que la vie n’a de sens qu’à travers l’engagement.</p>
<p>L’implication politique de Francisque n’étonnera personne. Le PCF bien sûr, puis l’équipe municipale de Vénissieux, dont il deviendra l’un des conseillers de 1959 à 1971 avec, comme chefs de file Louis Dupic, puis Marcel Houël. Il participa notamment à la création du jumelage Vénissieux-Oschatz, mais aussi, avec son ami Luther, à l’association Les amis de la musique, fanfare et majorettes, histoire de mettre des notes, des couleurs et du vivre-ensemble dans nos rues. En organisant le Festival international de la musique à Vénissieux, au stade Laurent Gerin, il redonnait aux musiciens venus d’Italie, d’Espagne, du Portugal et d’Allemagne, un petit air de brigades internationales. C’était une véritable rencontre des cultures et des folklores.</p>
<p>Je sais par nature que Francisque n’aurait pas demandé, ni voulu, une cérémonie d’hommage comme celle que nous lui rendons aujourd’hui. Par réserve, par modestie, par humilité.</p>
<p>Féru de lectures sur l’histoire et la politique, lecteur passionné de biographies, autodidacte qui ne parlait pas moins de trois langues différentes. C’était un grand-père attentionné et tendre pour ses 7 petits-enfants auxquels, là encore, il a et aurait tout donné.</p>
<p>Francisque aura fait preuve d’une générosité et d’une humanité qui ne se sont jamais démenties, malgré les soubresauts de la grande Histoire, dramatique pour cette génération.</p>
<p>Malgré aussi toutes les embûches que l’on met dans les pattes de ceux qui défendent les plus démunis, de ceux qui placent le pacte républicain au-dessus de tout, au-dessus même du fragile destin de l’individu.</p>
<p>Il avait, je crois, une phrase de référence qu’il aimait citer, et c’est par elle que je voudrais clore cet hommage. <em>« Il y a deux sortes de noblesses : celle du cœur et celle du travail »</em>.</p>
<p>Oui Francisque, si loin que l’on aille, c’est toujours sur soi que l’on retombe.</p>
<p>Je vous remercie.</p>
<p><a href="http://www.michele-picard.com/wp-content/uploads/2011/07/HommagePACHES01072011.pdf">HommagePACHES01072011</a></p></blockquote>
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